top of page
Rechercher

Les guerrières de l'ombre

il y a 1 heure
3 min de lecture

"Très Malheureux est celui qui aime seulement les corps,           

les formes et les images. La mort détruira tout, essaie               

d’aimer les âmes car tu les retrouveras."

 

                                                                                               Victor Hugo, Les misérables.

 

           


 Été 2026.

Fin août.

 

Nous venons de vivre une période de chaleur extrême et prolongée. Nous étions alors obligés de nous adapter, de traverser, en ville comme en campagne. Tout le continent a été lourdement touché.  L’économie de mes pas et de mes moindres faits et gestes, restaient mon lot quotidien, ainsi que l’hydratation, dès lors que je sentais ma force diminuer. Je suis une vraie Normande, mon corps s’adapte très difficilement aux températures excessives.

 

            Notre mental est très éprouvé également, beaucoup de personnes ont ressenti un épuisement total. Une sorte de « je n’en peux plus au travail » exacerbé. A la maison, même si cela reste difficile, la gestion n’est pas la même. Au travail, il faut avancer coûte que coûte, chaleur ou pas. Alors avec 40° l’après-midi, la fatigue arrive très vite, le ruissellement de la sudation aussi.

            Ma belle-sœur qui travaille au supermarché, rayon fruits et légumes, a ressenti une énorme lassitude juste avant ses vacances début août, malgré son énergie légendaire.

            Toute la matinée à préparer les commandes, sous la lumière blanche des spots du magasin non climatisé. Il faut répondre aux demandes des clients agressifs, aussi. Et réussir à maintenir un rayon attractif avec une température excessive, ce qui est évidemment mille fois plus complexe. N’oublions pas que ces mêmes mains dévouées, tous comme les soignants, étaient-elles aussi au travail durant la période Covid, avec des applaudissements quotidiens de notre part, afin de remercier chaleureusement leur dévouement. 

 

Pour une femme, avoir la charge d’un rayon entier n’est pas de tout repos ! A bout de nerfs, elle décide alors légitimement d’évoquer sa situation auprès de son directeur. Celui-ci ne veut ni l’entendre, ni la comprendre. Elle se dit que son corps va lâcher, que la fatigue est trop lourde à supporter, ses jambes ne la soutiennent plus.

            Elle en parle à son mari qui n’a pas l’habitude de l’entendre se plaindre alors il lui répond : « Mais non ! Mais non ça va aller ». Courageusement, elle tient jusqu’au dernier jour de travail, mais ce n’est pas sans conséquence. Elle sait que maintenant, elle doit penser à elle et décide alors de prendre rendez-vous chez un ostéopathe, tout près de son domicile. Elle n’a plus le courage de monter dans la voiture pour enchaîner les kilomètres. Heureusement, elle ressent les bienfaits de cette séance au bout de trois jours.

Son mari constatant son épuisement réel, est poussé par une délicate attention et lui offre un massage. Enfin un peu de détente pour elle : un vrai moment de connexion avec son corps. Avoir le privilège d’oublier un court instant le quotidien, le supermarché, les clients mécontents, les fruits et légumes, la chaleur des spots en plein visage, le directeur, les collègues… Quel bonheur d’avoir le sentiment d’être le « centre du monde », aussi furtif soit le moment. Dès lors, le soutien, la compréhension et le toucher sont d’inestimables sources de réconfort.

 

            Petit à petit, elle ressent le bénéfice des différents soins effectués. Sa vitalité et sa joie de vivre sont de nouveau au rendez-vous. J’ai eu le plaisir de le constater. Malgré la reprise du travail, son sourire légendaire est revenu. Une ultime surprise l’attend pour la rentrée :  un rendez-vous chez le coiffeur prit par son mari. Étant présente, je me suis permise de valoriser cette initiative : « Tu as de la chance, ton mari prends soin de toi ! ».

 

            Aussi, c’est le bon moment pour rappeler de : Prendre soin de vous, de vos proches autant que vous le désirez ! Dans ce domaine, il n’y a pas de DLC. Prenez également soin de votre beauté intérieure, de ce qui vous nourrit et vous apporte du réconfort. Le retour au corps n’est jamais à négliger. La respiration reste notre baromètre intérieur. Écoutons-là plus régulièrement.

 

            Et vous, quels sont vos conseils / vos reflexes pour vous remettre progressivement de cette éprouvante période ?

 

Je vous propose de réécouter cette magnifique chanson interprétée par Frank Sinatra « My Way »


 



 
 
 

Commentaires


bottom of page