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Un métier alimentaire ou un métier passion ?

Dernière mise à jour : il y a 15 heures



                                                    

                                                              Ce que veulent les riches ?

                                                                      

Searching for a destiny that's mine

There's another place another time

Touching many hearts along the way yeah

Hoping that I'll never have to say

It's just an illusion, illusion, illusion.

 

Imagination, 1982.

 

                                                             

 

            Après avoir mis de côté un temps mon sujet de prédilection : la condition des employés de ménage, pour votre plus grand plaisir je l’espère, je reprends mon tablier / ma plume. D’ailleurs, petite devinette du jour : quel est l’objet ou le lieu qui contient le plus de bactéries dans la maison ? Affaire à suivre en fin d’article, pour les plus curieux.

 

J’ai à cœur de vous partager une anecdote qui est loin d’être anodine. Un jour, un employeur qui souhaitait vendre sa maison fait alors appel à un agent immobilier. Lors de sa visite, je suis présente puisque c’est le jour de mon passage habituel pour effectuer le ménage au sein de la propriété. Pour être honnête, je ne suis pas très à l’aise. J’ai la sensation de ne pas être à ma place, mais j’essaie d’être la plus discrète possible. Je préfère jouer la carte de la transparence.

         L’agent immobilier parcourt la maison de pièces en pièces, je fais au mieux pour ne pas déranger. Je me pose même la question du pourquoi ne pas avoir reporté mon intervention. Peut-être étaient-ils fiers de montrer qu’ils étaient en capacité d’embaucher une femme de ménage ? Peu m’importe, je ne m'arrête plus à ce type de considération, j’ai dépassé ce cap depuis très longtemps…

         Je me souviens précisément de ce moment. Je me trouve au 1er étage, sur le palier. Le propriétaire discute avec l’agent immobilier, puis, d’un coup, il se tourne vers moi, et me dit : « Au fait, je ne vous vends pas avec la maison ! ». Sidérée, j’arbore un sourire narquois puis répond du tac au tac : “ Ah ! Je ne savais pas que je faisais partie des meubles !”




         N’y a-t-il donc plus de limite au culot ? 

 

          Faire valoir sa supériorité envers une personne qui contribue à pour autant une meilleure présentation de la maison ! Quel manque de lucidité, de tact et de bienveillance ?  

Depuis j’ai quitté ces employeurs. Leurs insatisfactions perpétuelles ont eu raison de moi, une lassitude s’est installée après sept années de patience et de résilience ! J’ai appris quelque temps après que personne n’avait repris le poste, faute de candidat.e correspondant à leurs exigences…

         Je constate que les mentalités évoluent très très doucement. It's just an illusion, illusion, illusion.

 

         Pour preuve, je repense à cette femme âgée, fardée à la manière de Liliane Bettencourt qui un jour m’aborde à la sortie de mon lieu de travail. Je dois préciser avant tout que j’ai suivi un employeur qui a fait l’acquisition d’un prieuré situé au milieu d’un village. Contrairement à ce que l’on peut croire, les sœurs de cette communauté ne vivaient pas dans la pauvreté. Essentiellement des gens aisés habitent ce village !                                                                                  

         Je suis sur le trottoir et je rejoins ma voiture pour reprendre la route et pour me présenter auprès de mon prochain employeur.

         Je vois cette femme, tout frêle, qui marche difficilement à l’aide de son déambulateur. Je suis pressée, je ne lui porte pas attention, mais en arrivant près de ma voiture, sa petite voix m’interpelle en me disant:

         «  Vous êtes la propriétaire de la maison ? »

         «  Non, je suis la femme de ménage »

         Sans le bonjour, ni le au revoir de politesse, elle passe son chemin en baissant la tête vers son déambulateur ! Je ne l’intéresse pas, il lui paraît inutile de me parler. Je ne suis qu’une simple domestique !

Les riches ou les bourgeois n’emploient pas le terme « employée à domicile ou femme de ménage ». Ils répondent à des codes qu’exigent leur statut social … Nous aurons l’occasion d’en reparler lors d’un prochain texte où nous évoquerons la pertinence de l'étude sociologique d’Alizée Delpierre : “Servir les riches”. 

                                   

Juste une illusion !

 

         Le pouvoir est-il vraiment là où l’on pense qu’il est ?

 

A méditer….


Une fidèle lectrice m’a fait remarquer mon oubli quant à la question posée

initialement. Oups ! Roulement de tambour.... La réponse est l’éponge qui sert à tout et surtout qui reste en permanence mouillée. Changez-les souvent ou investissez dans des éponges qui se lavent en machine.... Bon ménage à tous !!!


 

 

 
 
 

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